Acouphènes et Magnésium : une piste sérieuse à envisager

Le magnésium est un élément vital pour le bon fonctionnement du métabolisme humain. Il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques.

Tout le monde est d’accord sur ce point : les découvertes scientifiques, c’est génial.

Cela permet d’améliorer ou de soulager la vie des gens.

Cela redonne de l’espoir quand tout parait impossible.

Cela permet aussi de remettre en cause nos croyances. Et notamment de croire que nous savons tout.

Et dans le domaine médical, une des croyances les plus fortes c’est de penser que nous savons tout du corps humain… ou des acouphènes.

En voici un exemple concret : récemment, une équipe de chercheurs de l’université de Leicester, a démontré l’intérêt d’une supplémentation en magnésium dans la prise en charge des acouphènes… Et ça, personne ne l’a vu venir.

Magnésium : 80% des français en manque

Petit rappel sur le magnésium :

Le magnésium est un élément vital pour le bon fonctionnement du métabolisme humain. Il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques.

Le corps ne fabricant pas de magnésium, le seul moyen d’en disposer reste la nourriture.

Et c’est là que les problèmes commencent. Je ne vous raconte pas l’histoire en détails, vous la connaissez par cœur :

  • L’appauvrissement des sols
  • L’utilisation massive de pesticides
  • Les productions hors sols et hors saisons,

Ces 3 facteurs entraînent une perte en nutriments importante.

Résultat : même en consommant massivement des fruits, légumes, céréales et noix en tout genre, il n’est pas toujours facile d’atteindre les doses recommandées : entre 300 et 400 mg par jour chez l’adulte.

C’est donc sans surprise que 80% des français ont une consommation moyenne de magnésium inférieure à celle recommandée.

Ok pour le magnésium. Et les acouphènes dans tout ça… ? On y arrive

Magnésium et Acouphènes : quel rapport ?

A priori, entre les acouphènes et le magnésium, il n’y a aucun rapport.

Mais c’était sans compter sur cette étude prometteuse publiée par l’université de Leicester en Angleterre dans «The Journal of Experimental Neurology»

Les chercheurs ont réussi à démontré qu’une supplémentation en magnésium permettrait de diminuer la perception des acouphènes pour les patients qui en souffrent de manière modérée ou sévère.

Mais avant de vous ruer sur la première boîte de magnésium en pharmacie, voici une liste des aliments les plus riches en magnésium : (source : lanutrition.fr)


Sardines à l’huile

  •  Dans 100 g de sardines à l’huile on trouve 467 mg de magnésium

Oléagineux

  • Les noix du Brésil (367 mg pour 100 g)
  • Les graines de tournesol (364 mg pour 100 g)
  • Les amandes (232 mg pour 100 g)
  • Les noix de cajou (223 mg pour 100 g)

Fruits de mers

  • Les bigorneaux renferment 300 mg de magnésium pour 100 g,
  • les bulots cuits 144 mg,
  • les anchois marinées 101 mg,
  • les huîtres 98 mg, les moules cuites 75 mg
  • les coquilles Saint-Jacques 62 mg

Céréales

  • Le sarrasin (231 mg pour 100 g)
  • L’avoine (177 mg pour 100 g)

Légumes, surtout les légumes verts

  • Épinards cuits (53 mg pour 100 g)
  • Haricots mungo cuits (60 mg pour 100 g)
  • Haricots blancs cuits (60 mg pour 100 g)

Les fruits secs sont aussi d’excellentes sources de magnésium :

  • Banane séchée (108 mg pour 100 g)
  • Cassis (105 mg pour 100 g)
  • Figue de barbarie (77 mg pour 100 g)
  • Figue séchée (52 mg pour 100 g)
  • Banane (35 mg pour 100 g)

Pour découvrir de nouvelles solutions innovantes pour soulager les acouphènes, n’hésitez pas à regarder cette vidéo

La thérapie génique et ses applications relatives à l’audition

La thérapie génique – appelée aussi génothérapie – est une approche qui consiste à insérer des gènes dans les cellules ou les tissus d’une personne pour traiter une maladie.

Elle vise à remplacer ou compléter un allèle mutant défectueux de la séquence d’ADN par un autre qui est fonctionnel ou à “surexprimer” une protéine qui pourrait avoir un impact thérapeutique grâce à son activité, accrue artificiellement grâce à cette injection très ciblée.

Ces dernières années, les recherches sur la génothérapie suscitent beaucoup d’espoir pour les affections des oreilles, que ce soit pour les personnes atteintes par la surdité ou celles qui subissent les acouphènes. En effet, avec le vieillissement de la population, le besoin et la demande se font sentir. Le marché réagit en conséquence, les investissements s’accroissent, et la recherche scientifique propose désormais des solutions tout à fait inenvisageables il y a encore peu de temps.

L’identification de plus en plus de gènes a ainsi permis de grandes avancées en matière de développement de traitements capables de réparer l’oreille interne. Selon les statistiques, 1 enfant sur 700 naît avec une surdité profonde ou sévère et dans 60 à 80 % des cas il s’agit d’un défaut d’origine génétique. Il semblait jusqu’à présent qu’on ne pouvait rien contre cette fatalité.

En 1995 à Paris, l’Institut Pasteur a identifié en première mondiale un gène responsable de la surdité. Depuis, plus d’une centaine de défauts auditifs d’origine génétique ont été identifiés. Ces grandes découvertes ont permis non seulement une meilleure compréhension du système auditif, mais ont ouvert la voie au développement de nouvelles thérapies pour réparer grâce à la thérapie génique l’oreille interne. C’est une véritable percée dans la médecine qui ouvre la voie et concrétise l’espérance de millions de malades qui s’étaient résignés à endurer leur sort et à subir leurs souffrances.

Les mécanismes défectueux qui sont à l’origine des surdités neurosensorielles ont permis le développement de modèles de gène-médicament. Néanmoins, pour permettre la vérification concrète de ces théories issues de la recherche, il a fallu tester certains prototypes sur des animaux.

Il faut savoir que la cochlée humaine (qui est un organe de l’oreille interne transformant les sons en impulsions électriques) et celle de la souris sont très similaires. Ainsi, en 2017, à l’Institut Pasteur, l’injection d’un gène thérapeutique dans l’oreille interne de souris a permis de réparer les cellules sensorielles défectueuses. Des injections régulières toutes les deux semaines, ont permis à ces souris atteintes d’une surdité profonde de retrouver partiellement leur l’audition et ont ainsi rétabli entièrement leur équilibre tridimensionnel lors de leurs déplacements. Une révolution !
Aux États-Unis, des chercheurs sont en train de concevoir dans l’université de Kansas City un essai clinique chez l’homme visant à faire pénétrer un gène dans les cellules de soutien pour les transformer dans des cellules sensorielles. C’est la promesse de fantastiques progrès dans les années qui viennent !

La cochlée de notre oreille compte plus de 17.000 cellules sensorielles différentes et qui répondent à des fréquences spécifiques, en fonction de leur morphologie et de leurs propriétés biophysiques. Cet organe est donc d’une complexité phénoménale qu’une thérapie classique est bien en mal de remplacer en cas de dysfonctionnement génétique.

En effet, si actuellement seulement un implant cochléaire permet aux enfants sourds profonds de sortir du silence, ces nouvelles thérapies seront non seulement moins invasives, mais arriveront à faire mieux que ces dispositifs.  C’est une certitude dans la théorie et pour ce qui est des tests menés jusqu’à présent sur les souris. Mais les résultats clairs obtenus chez l’animal – et en peu de temps – nous autorisent à être raisonnablement optimistes pour l’application de ces traitements expérimentaux à l’oreille humaine !

Ce contenu est susceptible de vous intéresser > Dernière vidéo